Ce Week-End, c'était la fête de part chez moi. Des stands, des tables, une scène, des jeux, de la joie et de la bonne humeur, du soleil, de la sueur et de la chaleur (et oui, c'est l'été). Et évidement des sandwich merguez-frites. Je ne sais si la mayo était là, l'odeur des merguez-frites frites (ndlr : c'est volontaire) occultait les fragrances mayonnaiseuses. Début de l'été et début de week-end ! Nos fenêtres étaient grandes ouvertes : chouette, enfin de l'air. Dans l'après-midi, sur le podium un rappeur sans nom, sans voix, sans talent, sans créativité, et surtout sans honte est monté sur la scène, à mis la sono à fond et a raconté sa vie (enfin j'imagine ...). J'avoue que je ne suis pas fan de rap. je crois que ce qui me gène le plus dans ce mouvement est le manque de créativité et le besoin de coller à une image pour se donner une légitimité. Si ça se trouve, avec un baggy, un anorak avec une capuche, des grosses chaines en or, si je danse les poings fermées mais avec 2 doigts brandis en "V" j'aurais l'air d'un rappeur ? Whhaaoouu, ça (me) fait peur :=) Mais bon il faut beau & je suis de bonne humeur, je ne voulais pas dénigrer. Même si cette pale copie d'ersatz de substitut de "Grandmaster Flash" nous a obligé à fermer nos fenêtres et a nous faire préférer la canicule débutante de ce début d'été à une logorrhée rappique débutante de ce début de fin de carrière.
- Ensuite, oui ensuite il y eu : FATNA HARMI. Du R'n'B-Soul-Jazz conforme à ce qui passe sur MTV mais pas désagréable. Belle voix. Le style est un peu trop Top 50 pour moi. Ce n'est pas un jugement de valeur, juste une affaire de gout. En tout cas, on a ré-ouvert nos fenêtres et on s'est remis à apprécié l'été !
- Et pour finir : EL GAFLA. Du bon, du lourd, du vrai. Une bonne basse, une superbe clarinette (corrigez-moi si je me trompe), des influences arabes des sonorités sud-américaines (même si c'est espagnol, je les appelle comme çà), et de la matière française pour lier le tout. C'est trop bon, trop fort, trop bien !
J'ai fini sur la terrasse (avec un cigare-armagnac de 1965) à les écouter jusqu'au bout de la nuit. Bravo à El Gafla, Bravo aux programmateurs et merci de m'avoir fait découvrir ce groupe.



